Sorti en 2017, le dernier opus en date est une collaboration: Bandidas, en duo avec Mamselle Ruiz est un album à la fois festif et introspectif, philosophique et espiègle, qui se promène parmi les perles des musiques latino-américaines. Conçu pour traduire en album l'énergie dégagée sur scène par les deux Bandidas, cet album studio a la fraîcheur du live et obtient 4 étoiles dans Le Devoir.

Navegar, sixième album solo de Bïa, sort en 2015, récolte de superbes critiques et un Félix Meilleur Album Musiques du Monde, en plus de deux autres nominations. Un bijou de dépouillement, raffiné et joyeux, cet album enregistré entre Rio et Montréal réunit ce que ces villes ont de meilleur comme instrumentistes.

Discographie

 

Tout cela commence en France, alors qu’elle vivait sur un voilier nommé Saravah, naviguant entre Cassis et Rio, entre Floripa et Dakar, entre Faro et Ithaque. Le besoin de se construire en musique la fait mettre pied à terre, et signer un contrat de disques avec... Saravah (hasard ou coincidence?), la mythique maison indépendante de Pierre Barouh, lui même grand navigateur musical entre Brésil et France.

 

Ses premiers albums sont :

 

La Mémoire du Vent (1997), Grand Prix de l’Académie Charles Cros :

Avec la collaboration inspirée de Dominique Bouzon (flûtes), Marion Campos (guitares) et Silvano Michelino (percussions), ce coup d’essai est classé « coup de maître » par la presse, et imprime la signature de Bïa au paysage musical : brésilienne, francophone, éclectique, sensuelle et résolumment poétique.

 

Sources (2000), est son second opus et marque un retour à des racines afro-brésiliennes, tout en restant au large des conventions et naviguant dans un océan musical bien personnel. Plusieurs très belles compositions viennent affirmer son talent d’écriture en plus de celui d’interprète, et il y est à remarquer la collaboration de musiciens du calibre de Sivuca et Daniel Mille en plus de son équipe habituelle.

 

Carmin (2003) est une explosion de sensualité, profondeur et richesse musicale. Beaucoup de place est faite à ses compositions, savamment réalisées par Robson Galdino et Erik West-Millette. Cet album expose toute la maturité et l’espièglerie de la chanteuse, sa joie de vivre et son identité de citoyenne du monde. Il est aussi à remarquer la pochette de cet album charnel et lumineux, signée par la photographe française Christine Alonso, une collaboratrice fidèle et précieuse de Bïa.

 

Coeur Vagabond (2006), Prix de l’Adisq, Nominé aux Juno Awards.

Produit et réalisé par Robson Galdino, Coeur Vagabond est un véritable crossover où des chansons très populaires sont apprivoisées par le filtre unique de Bïa : le concept de cet album est de faire voyager des chansons brésiliennes vers la France et l’inverse, ce qui est fait de façon inimitable par la plume d’adaptatrice et les interprétations subtiles que nous livre la chanteuse, servie par des arrangements savoureux et des musiciens brésiliens virtuoses, en particulier le guitariste Sidney Rodrigues.

 

Nocturno (2008) est, selon ses mots, « un voyage au bout de la nuit, éclairé par la pleine lune ». Album concept, arrangé et réalisé par Erik West-Millette, souvent épaulé par Charles Papasoff, cet album clair-obscur est extrêmement raffiné, presque entièrement composé de matériel original et propose une ballade nocturne du crépuscule à l’aube qui traverse les doutes, la colère, l’amour, l’amitié, la douceur et la mélancolie, et se termine dans la joie absolue de la pièce « Mes zaricots ». Il y figure un duo mémorable avec la regrettée Lhasa de Sela, amie chère et soeur d’âme de Bïa, disparue en 2010.

 

Les Révolutions de Marina (2009, Éditions Boréal)

Bïa publie en 2009 une fiction autobiographique inspirée de la vie de ses parents dans un Brésil sous la dictature militaire. Leurs convictions et les conséquences de celles-ci, vues et vécus par une petite fille qui lui ressemble et qui tente d’apréhender le monde du haut de ses 4, 7 ou 12 ans. Dans ce roman – qu’elle rédige en français -Bïa démontre son talent d’écrivaine, avec une plume précise, un humour perçant et un regard passionnant sur l’Histoire et les histoires.

 

Concert Intime avec Yves Desrosiers (2011) est une petit « collector », un album live produit à tirage limité pour couronner une belle tournée en duo à travers le Québec, durant laquelle Yves Desrosiers et Bïa ont proposé un voyage émouvant à travers des chansons faisant la part belle à la poésie (Neruda, Vissotski, Simon Diaz etc).

 

Pyjama Party (jeune public, 2012). Une des joies de la maternité est bien d’inventer des histoires, des personnages, des chansons pour un petit public captif et émerveillé. De cette expérience intime naissent les personnages de Pyjama Party, une mouffette, un raton laveur et leurs camarades...Une expérience rock, swing et funk pour les petits, cosignée et réalisée avec Erik West-Millette et Sacha Daoud.